Solidarité Mondiale Fonds Belge de Survi
Home

Nous Contacter


Mali
Economie Sociale au Mali
DOSSIERS PAYS Imprimer
Site officiel du pays

OUTILS Imprimer
Imprimer
Recommander
Plan du Site
Répertoire partenaires
Archives

 

Cadre institutionnel

  • Capitale du pays Bamako
  • Statut Régime politique Régime semi-présidentiel
  • Chef de l'Etat Président élu au suffrage universel à 2 tours pour 5 ans ; rééligible 1 fois
  • Chef de l'exécutif Premier Ministre désigné par le Président
  • Pouvoir législatif Exercé par une Assemblée nationale (147 sièges ; membres élus au suffrage universel direct pour 5 ans)
  • Organisation administrative 8 régions. Le Mali a engagé un important processus de décentralisation
  • Cadre légal Basé sur le droit civil et le droit coutumier français
  • Adhésion à la Cour de justice internationale N'a pas accepté la juridiction obligatoire de la Cour de Justice internationale

Indicateurs économiques 2004

  • PIB (produit intérieur brut) en millions de dollars 4 900
  • Taux de croissance du PIB +2,2%
  • Inflation des prix à la consommation -0,5%

PIB par secteurs

  • Agriculture 38,4%
  • Industrie 28%
  • Services 36%

Indicateurs socio-démographiques 2004

  • Population (millions) 13,1
  • Croissance annuelle de la population +3%
  • Illettrisme(% parmi les personnes âgées de plus de 15 ans) 81%
  • Pauvreté (% de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté) 64%
  • Population urbaine 32,9%
  • Croissance annuelle de la force travail

Pays enclavé d'une superficie totale de 1 204 000 kilomètres carrés (à 60 % désertique), le Mali a des frontières communes avec la Mauritanie, l'Algérie, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Niger et le Sénégal. Il s'agit d'un vaste territoire de plaines arrosé par deux grands fleuves, le Sénégal (dans la bordure occidentale du pays) et le grand fleuve Niger. Sa population de 13,5 millions d'habitants est en majorité rurale et a un taux d'accroissement d'environ 2,4 % par an.
C'est un pays vulnérable aux sécheresses et qui fait face aux risques de désertification. En dépit de la croissance économique plus marquée qu'il connaît depuis 1994, il reste l'un des pays les plus pauvres au monde, situé au 174e rang sur 177 au classement de l'Indice de développement humain du PNUD en 2004. Ses indicateurs sociaux sont très faibles : selon les estimations établies en 2004, la part de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté se situait à 64 %, et l'espérance de vie à la naissance était de 52 ans, la mortalité infantile de 113 pour 1 000 naissances vivantes, et le taux d'analphabétisme des adultes de 55 %.


Situation politique

 

Le Mali a opéré une remarquable mutation sur le plan politique avec l'instauration d'un processus démocratique de plus en plus solidement ancré tout au long des années 90, processus qui a trouvé son point culminant en 2002 avec le transfert pacifique des pouvoirs entre deux dirigeants démocratiquement élus. Mai 2004 a vu la formation du troisième gouvernement multipartite depuis l'entrée en fonctions du président Amadou Toumani Touré, en juin 2002. Cela place le Mali dans le groupe de tête des pays africains qui sont en train de se doter d'un système politique véritablement démocratique et pluraliste, et constitue une solide base pour lui permettre d'aller de l'avant sur le front de ses réformes économiques et institutionnelles. Les prochaines élections présidentielles sont prévues pour 2008.

 

Contexte économique

 

L'économie malienne est d'un comportement fragile et vulnérable aux aléas climatiques et aux variations des termes de l'échange. Elle est de plus tributaire des ports situés dans les pays voisins, de la concentration de ses exportations dans trois produits du secteur primaire (or, coton et produits de l'élevage) et de faibles capacités sur le plan administratif.

 

Mais en dépit de divers chocs défavorables, le Mali a vu la croissance réelle de son PIB s'établir en moyenne à plus de 5,0 % par an depuis 1994, ce qui a permis à son revenu national brut (RNB) par habitant de progresser de 240 dollars en 1994 à 370 dollars en 2004, soit une augmentation annuelle moyenne de 4,0 %. Ces résultats favorables peuvent être mis au compte du rétablissement d'une situation politique et sociale stable au début des années 90, ainsi que de la mise en œuvre effective des mesures de stabilisation macroéconomique et de libéralisation de l'économie durant la période qui a précédé et suivi la dévaluation du franc de la Communauté financière africaine (franc CFA), en 1994.

 

Fort de ces deux acquis, le Mali a pu renforcer les fondements nécessaires pour l'établissement d'une véritable économie de marché et encourager le développement du secteur privé. Sa croissance économique globale en 2003 s'est établie au niveau respectable de 7,4 %, grâce à une production d'or particulièrement soutenue qui a aidé à contrer les effets négatifs de la crise qu'a connue cette même année la Côte d'Ivoire. En 2005, la croissance économique était estimée à 5,4 pourcent.

 

Le gouvernement a continué à faire des progrès dans le renforcement de la gestion des dépenses publiques. Les réformes à ce niveau ont visé à améliorer la préparation et l'exécution du budget, et à rendre publiques les données consolidées sur les finances de l'État.
Mais les indicateurs sociaux présentent actuellement un tableau contrasté, et le pays n'atteindra pas ses objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) sans une croissance plus solide et plus largement répartie sur le moyen terme, conjuguée à une amélioration de l'accès des pauvres aux services.

 

Coordination de l'aide

 

Le Mali reçoit chaque année des apports d'aide publique au développement d'un niveau significatif en proportion de son PIB (9 % en moyenne entre 2000 et 2004). La coordination entre bailleurs de fonds s'améliore peu à peu, et le Gouvernement malien y est plus impliqué depuis l'adoption, en mai 2002, de son Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) pour la période 2002-2006 (examiné par les Conseils du FMI et de la Banque mondiale en février et mars 2003). Dans le cadre du processus de suivi et d'évaluation du CSLP, il tient des réunions périodiques avec les principaux bailleurs de fonds, réunions qui sont présidées par le ministre de l'Économie et des Finances. De leur côté, les bailleurs de fonds tiennent des réunions mensuelles dont la présidence change tous les six mois selon un système de rotation alternée entre donateurs bilatéraux et multilatéraux.

 

Les bailleurs de fonds soutiennent la mise en œuvre du CSLP, dont les objectifs sont alignés sur les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM). Lors de leur table ronde de mars 2004, ils ont confirmé leur attachement à ce processus en s'engageant à fournir 2,4 milliards de dollars EU d'aide au Mali sur les trois années à venir. À la conclusion de cette table ronde, il avait été proposé de tenir des réunions similaires sur des secteurs d'activité donnés, et quelques unes ont déjà eu lieu, telles que la réunion de consultation consacrée aux domaines de l'approvisionnement en eau et des transports.

 

Partenariat entre le Mali et la Banque mondiale

 

Le Mali est devenu membre de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA) en 1963, et la Banque y a établi son bureau de représentation en 1976.

 

C'est le 31 juillet 2003 que la stratégie d'aide-pays (CAS) envisagée par la Banque pour les exercices 04 à 06 a été examinée par son Conseil. Elle est conçue de manière à soutenir les trois axes du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté défini par le Mali, à savoir : a) promouvoir le développement institutionnel tout en améliorant la gouvernance et la participation ; b) assurer le développement humain et améliorer l'accès à des services de base de qualité ; et c) développer les infrastructures de base et les secteurs productifs. Ces piliers présupposent une croissance stable sur le plan macroéconomique.

 

Les engagements actuels au titre des 13 projets de l'IDA approuvés et en cours s'élèvent à 563,4 millions de dollars EU. Deux d'entre eux bénéficient en outre de concours financiers du FEM, le Projet énergie domestique et accès aux services de base en milieu rural, pour un montant supplémentaire de 3,5 millions de dollars EU, et le Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma, pour 5,5 millions de dollars EU.

 

SFI : Le portefeuille actuel de la Société financière internationale (SFI) au Mali se chiffre à 8,6 millions de dollars EU et comprend des intérêts fiduciaires dans deux entreprises d'extraction de l'or. Le Mali est en outre l'un des huit pays africains couverts par l'initiative MPME conjointe de l'IDA et de la SFI, le nouveau processus engagé par le Groupe de la Banque pour soutenir le développement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) subsahariennes. Le volet de cette initiative consacré au Mali s'inscrit dans le cadre d'un projet de prêt de 55 millions de dollars EU consacré au développement des petites et moyennes entreprises, à des activités d'extraction durables, aux télécommunications et à la réforme du système postal.

 

MIGA : Engagement. L'encours du portefeuille de la MIGA au Mali comprend un contrat de garantie dans le secteur infrastructure dont l'engagement brut est de 16,2 millions de dollars EU. La MIGA a également émis des garanties à une compagnie sénégalaise pour ses investissements dans différents services de télécommunication, y compris des postes fixes, l'accès sans fil, l'Internet et les communications par satellite, ainsi que des téléphones publics payants. L'ambition de cette compagnie est d'établir le premier réseau cellulaire GSM entièrement digitalisé, ce qui devrait améliorer la qualité et l'efficacité des téléphones mobiles. Ce projet constitue un des plus gros investissements étrangers au Mali.


Assistance technique. La MIGA met en place dans le pays un programme pluriannuel destiné à fournir au gouvernement les conseils dont il a besoin pour établir une agence de promotion des investissements (IPA) qui diffusera des informations sur les opportunités d'investissement au Mali, et aidera les investisseurs avec les différentes formalités. Le personnel de la MIGA a eu plusieurs réunions avec les cadres du gouvernement pour les aider à mettre le projet en exécution, en leur fournissant des conseils sur la création d'un cadre institutionnel et d'une structure organisationnelle, et en les aidant à trouver et à recruter le nouveau directeur général de l'agence. USAID soutient un des éléments du programme de développement du secteur privé de la Banque mondiale au Mali, et offre un appui à l'établissement d'un programme national de zone industrielle. Le Mali a également participé au programme EBP de la MIGA, un programme visant à étalonner la productivité d'entreprise de différentes industries. Les résultats préliminaires de ce programme ont été discutés par près de 80 participants provenant des secteurs public et privé à un séminaire organisé par l'USAID en février 2006

© 2006 - BCPA / WSM
01 B.P. 2522
Tél. +229 21 30 20 71
Fax : +229 21 30 44 63
Cotonou - Bénin

Google

Envoyer cette page
Entrer le mail du destinataire: