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Economie
Sociale au Mali
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Pays
enclavé d'une superficie totale de 1 204 000 kilomètres
carrés (à 60 % désertique), le Mali a des frontières
communes avec la Mauritanie, l'Algérie, le Burkina Faso, la Côte
d'Ivoire, la Guinée, le Niger et le Sénégal. Il s'agit
d'un vaste territoire de plaines arrosé par deux grands fleuves,
le Sénégal (dans la bordure occidentale du pays) et le grand
fleuve Niger. Sa population de 13,5 millions d'habitants est en majorité
rurale et a un taux d'accroissement d'environ 2,4 % par an.
Le
Mali a opéré une remarquable mutation sur le plan politique
avec l'instauration d'un processus démocratique de plus en plus
solidement ancré tout au long des années 90, processus qui
a trouvé son point culminant en 2002 avec le transfert pacifique
des pouvoirs entre deux dirigeants démocratiquement élus.
Mai 2004 a vu la formation du troisième gouvernement multipartite
depuis l'entrée en fonctions du président Amadou Toumani
Touré, en juin 2002. Cela place le Mali dans le groupe de tête
des pays africains qui sont en train de se doter d'un système politique
véritablement démocratique et pluraliste, et constitue une
solide base pour lui permettre d'aller de l'avant sur le front de ses
réformes économiques et institutionnelles. Les prochaines
élections présidentielles sont prévues pour 2008.
L'économie
malienne est d'un comportement fragile et vulnérable aux aléas
climatiques et aux variations des termes de l'échange. Elle est
de plus tributaire des ports situés dans les pays voisins, de la
concentration de ses exportations dans trois produits du secteur primaire
(or, coton et produits de l'élevage) et de faibles capacités
sur le plan administratif.
Mais
en dépit de divers chocs défavorables, le Mali a vu la croissance
réelle de son PIB s'établir en moyenne à plus de
5,0 % par an depuis 1994, ce qui a permis à son revenu national
brut (RNB) par habitant de progresser de 240 dollars en 1994 à
370 dollars en 2004, soit une augmentation annuelle moyenne de 4,0 %.
Ces résultats favorables peuvent être mis au compte du rétablissement
d'une situation politique et sociale stable au début des années
90, ainsi que de la mise en uvre effective des mesures de stabilisation
macroéconomique et de libéralisation de l'économie
durant la période qui a précédé et suivi la
dévaluation du franc de la Communauté financière
africaine (franc CFA), en 1994.
Fort
de ces deux acquis, le Mali a pu renforcer les fondements nécessaires
pour l'établissement d'une véritable économie de
marché et encourager le développement du secteur privé.
Sa croissance économique globale en 2003 s'est établie au
niveau respectable de 7,4 %, grâce à une production d'or
particulièrement soutenue qui a aidé à contrer les
effets négatifs de la crise qu'a connue cette même année
la Côte d'Ivoire. En 2005, la croissance économique était
estimée à 5,4 pourcent.
Le
gouvernement a continué à faire des progrès dans
le renforcement de la gestion des dépenses publiques. Les réformes
à ce niveau ont visé à améliorer la préparation
et l'exécution du budget, et à rendre publiques les données
consolidées sur les finances de l'État.
Le
Mali reçoit chaque année des apports d'aide publique au
développement d'un niveau significatif en proportion de son PIB
(9 % en moyenne entre 2000 et 2004). La coordination entre bailleurs de
fonds s'améliore peu à peu, et le Gouvernement malien y
est plus impliqué depuis l'adoption, en mai 2002, de son Cadre
stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) pour la période
2002-2006 (examiné par les Conseils du FMI et de la Banque mondiale
en février et mars 2003). Dans le cadre du processus de suivi et
d'évaluation du CSLP, il tient des réunions périodiques
avec les principaux bailleurs de fonds, réunions qui sont présidées
par le ministre de l'Économie et des Finances. De leur côté,
les bailleurs de fonds tiennent des réunions mensuelles dont la
présidence change tous les six mois selon un système de
rotation alternée entre donateurs bilatéraux et multilatéraux.
Les
bailleurs de fonds soutiennent la mise en uvre du CSLP, dont les
objectifs sont alignés sur les objectifs de développement
pour le Millénaire (ODM). Lors de leur table ronde de mars 2004,
ils ont confirmé leur attachement à ce processus en s'engageant
à fournir 2,4 milliards de dollars EU d'aide au Mali sur les trois
années à venir. À la conclusion de cette table ronde,
il avait été proposé de tenir des réunions
similaires sur des secteurs d'activité donnés, et quelques
unes ont déjà eu lieu, telles que la réunion de consultation
consacrée aux domaines de l'approvisionnement en eau et des transports.
Le
Mali est devenu membre de la Banque internationale pour la reconstruction
et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de
développement (IDA) en 1963, et la Banque y a établi son
bureau de représentation en 1976.
C'est
le 31 juillet 2003 que la stratégie d'aide-pays (CAS) envisagée
par la Banque pour les exercices 04 à 06 a été examinée
par son Conseil. Elle est conçue de manière à soutenir
les trois axes du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté
défini par le Mali, à savoir : a) promouvoir le développement
institutionnel tout en améliorant la gouvernance et la participation
; b) assurer le développement humain et améliorer l'accès
à des services de base de qualité ; et c) développer
les infrastructures de base et les secteurs productifs. Ces piliers présupposent
une croissance stable sur le plan macroéconomique.
Les
engagements actuels au titre des 13 projets de l'IDA approuvés
et en cours s'élèvent à 563,4 millions de dollars
EU. Deux d'entre eux bénéficient en outre de concours financiers
du FEM, le Projet énergie domestique et accès aux services
de base en milieu rural, pour un montant supplémentaire de 3,5
millions de dollars EU, et le Projet de conservation et de valorisation
de la biodiversité du Gourma, pour 5,5 millions de dollars EU.
SFI
: Le portefeuille actuel de la Société financière
internationale (SFI) au Mali se chiffre à 8,6 millions de dollars
EU et comprend des intérêts fiduciaires dans deux entreprises
d'extraction de l'or. Le Mali est en outre l'un des huit pays africains
couverts par l'initiative MPME conjointe de l'IDA et de la SFI, le nouveau
processus engagé par le Groupe de la Banque pour soutenir le développement
des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) subsahariennes. Le volet
de cette initiative consacré au Mali s'inscrit dans le cadre d'un
projet de prêt de 55 millions de dollars EU consacré au développement
des petites et moyennes entreprises, à des activités d'extraction
durables, aux télécommunications et à la réforme
du système postal.
MIGA : Engagement. L'encours du portefeuille de la MIGA au Mali comprend un contrat de garantie dans le secteur infrastructure dont l'engagement brut est de 16,2 millions de dollars EU. La MIGA a également émis des garanties à une compagnie sénégalaise pour ses investissements dans différents services de télécommunication, y compris des postes fixes, l'accès sans fil, l'Internet et les communications par satellite, ainsi que des téléphones publics payants. L'ambition de cette compagnie est d'établir le premier réseau cellulaire GSM entièrement digitalisé, ce qui devrait améliorer la qualité et l'efficacité des téléphones mobiles. Ce projet constitue un des plus gros investissements étrangers au Mali.
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