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Cadre institutionnel

  • Capitale du pays Dakar
  • Statut Régime politique République ; Régime présidentiel
  • Chef de l'Etat Président élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois.
  • Chef de l'exécutif Premier Ministre, nommé par le Président.
  • Pouvoir législatif Exercé par l'Assemblée nationale (120 membres élus pour 5 ans)
  • Organisation administrative 10 régions
  • Cadre légal Basé sur le droit civil français.
  • Adhésion à la Cour de justice internationale N'a pas accepté la juridiction obligatoire de la Cour de Justice Internationale.

Indicateurs économiques 2004

  • PIB (produit intérieur brut) en millions de dollars 7 800
  • Taux de croissance du PIB +6,2%
  • Inflation des prix à la consommation +1,9%

PIB par secteurs

  • Agriculture 17%
  • Industrie 19,7%
  • Services 63,4%

Indicateurs socio-démographiques 2004

  • Population (millions) 11,4
  • Croissance annuelle de la population +2,4%
  • Illettrisme(% parmi les personnes âgées de plus de 15 ans) 60,7%
  • Pauvreté (% de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté) 46%
  • Population urbaine 50,3%
  • Croissance annuelle de la force travail

Situé sur la côte occidentale de l'Afrique, le Sénégal qui compte une population estimée à 10,1 millions d'habitants en 2003, a une longue histoire de démocratie. Après les indépendances en 1960, le pays est devenu très visible sur le plan international et sur une longue période a maintenu une relative stabilité politique et sociale. Le pays fait face à une rébellion armée au sud (Casamance) qui réclame l'indépendance depuis le début des années 1980. Le gouvernement a signé un accord de paix avec le MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance).

Contexte économique et politique

La dévaluation du CFA intervenue en 1994 et les programmes de réformes ont stimulé la croissance économique, qui en moyenne, a atteint 5,3 pour cent entre 1996 et 2001.
En 2002, la croissance économique est tombée à 1,1pour cent à cause d'un déficit pluviométrique qui a entraîné une chute de la production agricole.

En 2003 et 2004, avec un taux estimé en moyenne à 6,3 pourcent, l'économie reprend sa solide trajectoire de croissance sous l'effet d'une reprise de croissance du secteur agricole et l'expansion du secteur des bâtiments et travaux publics. Le secteur agricole a cru de 36 percent sous l'effet d'une condition climatique favorable.

Selon les dernières estimations, la croissance économique en 2005 sera de 5,7 percent malgré le déclin de 7,2 percent du secteur minier. Le secteur énergétique qui souffre de la forte hausse du prix international des produits pétroliers croîtra malgré tout de 4 percent.

Les perspectives économiques sur la période 2006-2008 sont positives : le taux de croissance économique est prévu en moyenne à 5,1 pour cent avec un taux d'inflation inférieur à 2 pour cent et un solde du compte courant relativement stable en moyenne de 6,5 percent du PIB. La mise en œuvre des réformes sectorielles, structurelles et budgétaires a été inégale, avec un progrès notable dans les secteurs du commerce et de l'arachide, mais avec des agendas non encore achevés dans les secteurs de l'énergie et des réformes budgétaires. Un progrès aussi a été noté dans l'amélioration du climat de l'investissement avec la baisse de 30% à 25% du taux de l'impôt sur les sociétés.

En juin 2000, le Sénégal est devenu éligible à l'initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), avant d'atteindre en avril 2004 le point d'achèvement sous l'Initiative renforcée des PPTE. Etant donné son ratio d'endettement relativement bas au point d'achèvement, le Sénégal sort de l'initiative renforcée PPTE avec une chance de maintenir son niveau d'endettement extérieur soutenable sur le moyen et long terme. La dette publique extérieure décroîtra de 54,5 percent en 2003 à 36,2 percent en 2008. Le Sénégal est devenu éligible de la nouvelle initiative du G8 de réduction de la dette.

En avril 2000, son Excellence Mr Abdoulaye Wade a été élu troisième Président de la République du Sénégal. Des élections législatives ont eu lieu en avril 2001 et des élections municipales en mai 2002. Le Président Wade est un fervent défenseur du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) et joue un rôle actif dans la résolution des conflits en Afrique de l'Ouest. Le débat politique occupe actuellement une grande place à cause des élections législatives et présidentielles, prévues respectivement en 2006 et 2007.

Coordination des bailleurs de fonds

Les partenaires au développement du Sénégal incluent la France, la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l'Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, l'USAID, le Japon, l'Allemagne, le Canada et plusieurs agences des Nations-Unies. La dernière réunion du groupe consultatif s'est tenue à Paris en Juin 2003. La coordination des bailleurs de fonds s'est beaucoup améliorée avec les processus d'élaboration d'un nouveau DSRP de seconde génération et d'une stratégie de croissance accélérée par le gouvernement.

A fin août 2005, la Banque mondiale a accordé au Sénégal 132 prêts et crédits à hauteur de 2,62 milliards de dollars américains. La valeur des engagements des 15 projets actifs IDA est de 632,2 millions de dollars dont 347,8 millions de dollars non déboursés. Ces 15 opérations portent sur l'agriculture, les infrastructures, le développement urbain et rural, l'éducation, la santé/la nutrition/ la population, la protection sociale, l'énergie et l'eau, le secteur public et le développement du secteur privé. Quatre projets ont été approuvés durant l'année fiscale 2005 de la Banque Mondiale : le projet d'Urgence pour la Reconstruction de la Casamance, le projet d'Electrification Rurale, le projet de Gestion Intégrée des Ressources Maritimes et Côtières, le projet d'amélioration de l'efficacité du secteur énergétique.
Parmi les projets en cours de préparation durant l'année fiscale 2006, ceux programmés pour être approuvés par le conseil d'administration cette même année sont : Services agricoles et organisations de producteurs, programme de développement des marchés agricoles, deuxième crédit de soutien à la réduction de la pauvreté, deuxième projet d'éducation de qualité pour tous, développement local participatif et projet de développement urbain. Les performances du portefeuille sont discutées trimestriellement avec le gouvernement. La prochaine stratégie d'assistance pays de la Banque Mondiale est prévue pour l'année fiscale 2007.

La Société Financière Internationale (SFI) dispose au Sénégal d'un portefeuille d'investissements estimé à 34 millions de dollars US, dont l'essentiel est constitué de deux programmes : une centrale électrique (GTI-Dakar) qui est le premier producteur indépendant d'électricité du pays et les Ciments du Sahel qui sont le deuxième producteur de ciment du pays.
La SFI a seulement 0,5 million de US dollar de capitaux propres dans les institutions de financement du logement. La SFI a été active dans le travail d'évaluation par FIAS du climat de l'investissement et du système de taxation. Aussi, la SFI est un participant actif au niveau du Conseil Présidentiel pour l'Investissement qui est un haut cadre de dialogue entre le gouvernement et le secteur privé national et étranger.

La stratégie de la SFI pour le Sénégal est centrée sur : (a) amélioration du climat de l'investissement ; (b) renforcement des capacités des Petites et Moyennes Entreprises et les institutions qui les accompagnent ; (b) support aux projets de développement dans les secteurs stratégiques suivants : finance, tourisme, infrastructures (particulièrement énergie), mines, pêche, textile, agrobusiness, technologies de l'information et de la communication. Des opportunités existent pour la SFI avec sa nouvelle stratégie pour travailler avec les intermédiaires financiers pour améliorer l'accès au financement et aussi le renforcement des capacités des institutions bénéficiaires et des PME.

Le portefeuille de l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) comprend 4 contrats de garantie dans le secteur des infrastructures pour un montant brut de 15,1 millions de US $ (13,6 millions de US $ en net) dans le cadre de son appui au projet AMA au Sénégal. Ce projet implique la conception et la mise en oeuvre d'un système de gestion des déchets solides dans la région de Dakar. L'objectif de la concession est de promouvoir la propreté de Dakar, qui devrait aboutir à une amélioration de la qualité de la vie des habitants. Ce projet est le premier projet de gestion des déchets soutenu par MIGA.

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Cotonou - Bénin

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